Mon voyage commence à Dili, la capitale, qui tient davantage de la cité balnéaire endormie que du port grouillant d’activités. C’est aussi la seule ville du pays dotée d’infrastructures dignes de ce nom. Partout ailleurs, les équipements sont restreints, les transports en commun peu fiables et les hébergements rares.

On se croirait dans l’Asie du Sud-Est d’antan : les traditions culturelles sont encore bien vivaces et les plages vides de touristes. Ce calme revêt d’ailleurs parfois une touche de surréalisme, comme à One Dollar Beach, plage autrefois très prisée des travailleurs humanitaires, et où l’on ne trouve plus, désormais, que des piscines à l’abandon et une fontaine en forme de tong.

Seulement deux hôtels

Je prends ensuite la direction de l’est, à travers un paysage rocailleux où se succèdent les plages, les récifs et les falaises qui se jettent à pic dans la mer. Je roule pendant plusieurs heur