Documentaire diffusé aujourd'hui sur France 5

 disponible 6 jours sur "France 5"

Les routes de l'impossible saison 9
Timor oriental, l'île mystérieuse

diffusé le ven. 04.08.17 à 20h55 
 
de : Guillaume Lhotellier
 
voyages | 48min | tous publics 
 
Entre Bali et l'Australie, la petite île du Timor oriental peine à briser son isolement. Seules l'agriculture et la pêche permettent aux habitants de gagner quelques dollars par mois. Le Timor se remet en outre difficilement de la terrible guerre qui a mis le pays à genoux après l'invasion indonésienne entre 1976 et 1999. Dans les villages les plus reculés, les habitants vivent coupés de tout. Seule solution : une piste rocailleuse souvent inondée pendant la saison des pluies et où la moindre erreur peut être fatale, empruntée par les paysans qui se lancent dans une longue odyssée pour vendre quelques légumes sur le marché de la capitale, Dili.
 
 

publié par Association France Timor Leste @ 3:12 PM, ,




Ecouter le Timor

http://www.rfi.fr/emission/20160924-ecouter-le-timor

Pour les Timorais, une personne crée son histoire quand elle vivante. Quand elle meurt, la terre bouche ses oreilles. Et sans oreilles, il n’y a pas d’histoire. Pour personne. Même pas pour celui qui voudrait l’écouter.
Au Timor, ce petit pays du sud-est de l’Asie, nos oreilles sont donc grandes ouvertes. Le travail de recherche de l’association culturelle Audiolab, qui a réalisé le livre-cd  Rona Maubere, réunit pour la première fois les paysages sonores et la musique traditionnelle du pays et nous permet de les entendre.

Rona Maubere a été réalisé par Xabier Erkizia (texte, sons), Iñigo Telletxea (sons), Asier Gogortza (foto), Xavier Balderas (disegno) et prouduit par l’Association culturelle Audiolab en collaboration avec l’association ERTZ et avec l’aide de centre CAMSTL, Arte Moris du Timor et la Catèdra Unesco de l’Institut d’études catalanes.
Pour vous procurer le livre-cd Rona Maubere vous pouvez écrire à : info@audio-lab.org.

publié par Association France Timor Leste @ 3:53 PM, ,




La plus grande diversité marine du monde

Les eaux les plus riches du monde

NOTE FRANCE TIMOR LESTE :
Nous transcrivons l'intégralité du texte que vous pourrez trouver en ligne sur le site de Eatglobe :

http://www.eatglobe.fr/news/ocean/2442-most-bio-diverse-waters-in-the-world-found.html

L'usage des photos de l'ONG "Conservation International" étant réservé, nous ne les publions pas. Mais regardez le site d'origine, elles sont magnifiques !!!

 
Eatglobe
Une ONG a découvert 642 espèces de poissons près du Timor oriental, ce qui en fait l'île à la plus grande diversité marine du monde
 
Source: Conservation International

Les eaux de la petite île d'Ataúro, située à 36 kilomètres de la capitale du Timor oriental, Dili, semblent posséder la plus grande diversité biologique du monde. Le Timor oriental occupe la moitié de l'île de Timor en Asie du sud-est, qui est entourée de recifs coralliens. Une étude biologique récente menée par l'ONG Conservation International (CI) montre que ces récifs contiennent plus d'espèces de poissons que partout ailleurs sur la planète.
Ataúro fait 25 kilomètres de long et 9 kilomètres de large, soit environ 105 kilomètres carrés de surface pour 8 000 habitants.
Le mois dernier, une équipe composée de spécialistes en biologie marine de l'ONG a examiné dix sites autour de l'île, et ils ont enregistré 642 espèces de poissons au total dans les récifs. Au moins 22 espèces de baleines et de dauphins utilisent le détroit situé près de l'île, d'après les spécialistes. De plus, les chercheurs ont observé plusieurs nouvelles espèces ainsi que d'autres très rares.

Malheureusement, ils n'ont pu observer qu'un seul requin - les requins sont un indicateur clef en ce qui concerne la santé des coraux. Bien que CI estime que les récifs de l'île sont encore en bonne condition, l'organisation note que de nombreux récifs ont été endommagés par la surpêche et que les gros poissons de récif ont disparu à certains endroits.
Pour y remédier, CI essaie de faire passer la région en parc marin protégé. L'île devenant également une destination touristique populaire, CI explique que l'étude a été menée pour étendre les connaissances scientifiques sur les écosystèmes marins d'Ataúro, afin de mieux les préserver.

L'organisation recommande à l'île de permettre la pêche pour ses communautés, mais d'interdire la pêche commerciale extérieure. Selon elle, l'île devrait aussi établir des zones interdites à la pêche. Heureusement, le gouvernement régional d'Ataúro a déjà mis en place des règlements de pêche en mai, et a également ajouté 19 nouvelles espèces à la liste des espèces marines protégées du pays. Ces ajouts concernaient des requins, des tortues de mer, des palourdes géantes, des dauphins et des raies manta.
Bien que l'île d'Ataúro soit située dans une zone connue sous le nom de Triangle du corail, un des environnements marins riche de la plus grande bio-diversité du monde, les biologistes marins de CI ont néanmoins été surpris par le degré de bio-diversité qu'il ont pu observer dans les eaux de l'île.

Viva is one of Eatglobe's editors and our resident marketing expert.

publié par Association France Timor Leste @ 1:52 PM, ,




Découverte d’un tambour de Dong Son au Timor-Leste



Vietnamplus logo



Le tambour récemment trouvé au Timor-Leste. Photo: VNA

Dili (VNA) - Un tambour de bronze de plus de 2.000 ans, qui relève de la culture de Dong Son, a récemment été découvert au Timor-Leste.

Ce tambour fait 1003cm de diamètre, 78cm de haut pour un poids de 80 kg. Le centre de son plateau est occupé par une étoile à 12 branches, et sur bon bord, ​figurent quatre petites grenouilles.
Il a été trouvé accidentellement à la fin de 2014 sur un chantier de construction dans la ville de Baucau, la deuxième plus grande ville du Timor-Leste. Toutefois, l’information officielle ​n'est intervenue que fin novembre après que les chercheurs aient étud​ié cet artefact.

L’archéologue Nuno Vasco Oliveira, membre de la Direction générale des Arts et de la Culture du Timor-Leste, a affirmé qu'à 99,99 %, ce tambour est bien de la culture de Dong Son qui s'est ​épanouie vers 700 avant J.C.

Ce n’est pas la première fois qu’un tambour de Dong Son ​est découvert dans ce pays. Les précédents étaient gravement endommagés, alors que celui ​de Baucau est dans un bon état de conservation. Il ​s'agit peut-être de l’un des tambours de Dong Son les plus intacts ​à avoir été découverts en Asie du Sud-Est, a affirmé Nuno Vasco Oliveira.

Les scientifiques conservent ce tambour au siège de la Direction générale des Arts et de la Culture du Timor-Leste. Des échantillons du tambour seront envoyés en France pour une analyse approfondie sur sa matière et son âge.

La culture dôngsonienne tire son nom de Dông Son, un village au nord-est de la province vietnamienne de Thanh Hoa (Centre). Le site de Dông Son montre que la culture du bronze est arrivée en Indochine depuis le Nord, probablement au début du 1er millénaire avant notre ère, date des plus anciens vestiges.

Dông Son n’était pas uniquement une culture du bronze. La population créait divers types d’objets en bronze certes, mais travaillait également le fer. Toutefois, les objets en bronze, en particulier les fameux tambours rituels, sont d’une qualité remarquable. -VNA

publié par Association France Timor Leste @ 2:33 PM, ,




Mise à jour du site : Five reasons to visit Dili

SOUTH CHINA MORNING POST

(HONG KONG) - Edition International

15 janvier 2015


Five reasons to visit Dili, Timor-Leste

Adventurous travellers keen to get off the beaten track should look no further than Timor-Leste. A slice of tropical paradise just a 90-minute flight from Bali, the tiny capital city of Dili is emerging as a rival thanks to its unique Portuguese colonial flavour, the region's best seafood and some of the finest snorkelling and diving in the world.
Formerly remote and troubled, but now accessible and safe, Dili is one of the last little-visited places on the planet where you can boast: "I've been there."

GO SHORE-SNORKELLING
Timor-Leste is an untouched haven for diving and snorkelling. It's almost effortless; walk into the ocean from a few select beaches near Dili and within five metres, you're swimming with clownfish, zebra fish, angelfish and lion fish as well as giant trevallies, barracudas, Napoleon wrasse and even the occasional dugong, a relative of the manatee.
Backside Beach, K42 and Dollar Beach are all short drives from Dili, and are great for snorkelling, while dive sites such as Bob's Rock, Secret Garden, Dirt Track and Dili Rock can all be reached on PADI-certified dive trips arranged by the Aquatica dive shop aquaticadiveresort.com. Most are shore dives.
For anyone underwhelmed by trips to Australia's Great Barrier Reef, Timor-Leste's reefs are a revelation; see them before tourism and dynamite fishing unavoidably damages them.

HIKE UP TO CRISTO REI
Backside Beach, just east of Dili, is so named because a statue of Christ the king — the biggest in the world outside of Rio de Janeiro — adorns the clifftop of Cape Fatucamas, but it looks the other way towards Dili. This is a tourist hotspot in more ways than one; 96 per cent of the population is Catholic, and climbing the 580 steps up the hill isn't easy in temperatures that frequently hit 34 degrees Celsius. However, it's not a technically difficult walk.
Majestic view: The Cristo Rei of Dili statue overlooks capital East Timor.
Best attempted before breakfast, it's well worth the effort. After passing by depictions of the 14 stations of the cross, the 27-metre high statue of Christ at the top — built in 1996 by the Indonesian government (Timor-Leste was a province until independence in 1999) — stands on top of an amusingly distorted globe.
The highest vantage point is surrounded by ocean on three sides, with coral reefs visible on one side, and Dili on the other, though beyond the city's western limits, you can just glimpse another Christian icon in the distance. Pope John Paul II visited Dili in 1989, and though his six-metre bronze statue also looks out at a wonderful coastline, it sits above a huge car park of United Nations vehicles seemingly abandoned after the 13-year peace-keeping and development mission ended in 2012.

SAMPLE THE SEAFOOD
Seafood is the national cuisine in Timor-Leste. "The sea is big," say the locals in the local Tetun language if they return empty-handed. But when the fishermen have been successful they string up their catches on bamboo poles and walk the Rua Christo Rei back to the centre of Dili to see if they can attract buyers driving past.
There are clusters of restaurants for both expats (many Australians and other nationalities are in Dili working with NGOs and charity organisations) and partying locals, but seafood lovers should head straight for L'Aubergine. Its Timorese swordfish baked in banana leaves and fennel — called saboko — is delicious. Spanish mackerel is frequently on the menu, too.
Catch of the day: fishermen (above) bring fresh fish to market stalls (below) and restaurants daily (bottom).
Just west of the centre of Dili, past the line of embassies is the aptly named Ocean View Beach Hotel Restaurant, an impressively wide platform that perches on stilts across the beach and serves excellent calamari, prawns, tuna sashimi and the ubiquitous catch of the day, all while a great live band plays.
Those after a more down-at-heel experience should sample a beachside warung; about HK$20 buys a charcoal-grilled trigger fish, and a mere HK$8 gets a tasty tuna skewer.

VISIT THE DILI TAIS MARKETGet crafty: the Dili Tais Market (above) sells traditional woven tais (below left) and other patterned cloth (bottom).
What's on sale in the supermarkets of Dili depends greatly on what the last container ship brought with it, but even in this import-based economy, it's possible to buy a wholly Timorese-made souvenir. The tais (a traditional woven patterned cloth in bright colours and intricate designs) comes in many shapes and sizes, from cushion covers and shoulder bags to T-shirts and wallets. All are on sale within the walls of the ramshackle Dili Tais Market, a quiet and unassuming place that is easy to walk around without being hassled (unlike tourist markets in most of the world). You'll see the blazing colours not only of tais, but of the striking red, yellow and black Timor-Leste flag emblazoned on baseball caps, scarves and T-shirts. Handwoven tais cost about HK$80, and you can see the weavers at work, too.

STAY BESIDE A TRANQUIL WHITE SAND BEACH
Though not many tourists get to Dili, this bustling international city is one of the few capitals with fabulous beaches within its boundaries. The best is Areia Branca, a 10 minute taxi ride east down the coastal Rua Cristo Rei from the city centre, though the last mile or so is worth walking; a tarmac path winds past chilled-out beachside cafes and restaurants, as well as some pristine mangrove forest and lonely trees.
Timor-Leste is a country of fishermen, and from Areia Branca, locals walk to the coral breaks with spears at low tide, or stand under trees on the shoreline to shelter themselves from the scorching sun while fixing nets.
Show of sands: Areia Branca beach is a great place to base yourself.
Areia Branca is great place to base yourself (try the Beachside Hotel at HK$660 per night, beachsidehoteldili.com) while in Dili, and there are few better Timorese experiences than a cold coconut or locally produced coffee (one of the country's few exports) at Caz Bar, which has tables on a tree-studded white sand beach out front. Go during the week, and you'll have the whole place to yourself. A dip in the calm, clear tropical sea is a must.

How to get to Dili

Sriwijaya Air from Denpasar, Bali (sriwijayaair.co.id)
One flight per day, 105 minutes
Air North from Darwin, Australia (airnorth.com.au)
One flight per day, 85 minutes
From Singapore on Silkair (silkair.com)
Two flights a week, 225 minutes

publié par Association France Timor Leste @ 1:22 PM, ,




Des naturalistes français chasseurs de crocodiles à Timor (1803)

La Gazette de Bali.info

Histoire

par Bernard Dorléans | Edition de janvier 2014

http://www.lagazettedebali.info/journal/articles/media-et-culture/histoire/des-naturalistes-francais-chasseurs-de-crocodiles-a-timor-3093.html

Des naturalistes français chasseurs de crocodiles à Timor

Des naturalistes français chasseurs de crocodiles à Timor - La Gazette de Bali Tournons une page de l’histoire de l’Archipel avec l’historien et écrivain Bernard Dorléans (1947-2011), ce mois-ci…
François Péron et Charles Lesueur chassent le crocodile à Timor (1803)


2ème partie. « Le jour avant d’aller à la chasse au crocodile, nous fûmes invités pour un déjeuner chez le raja local, un simple abri recouvert de branches de feuilles de palme ; tous les invités étaient assis en tailleur sur une natte qui servait de nappe et autour d’un frugal festin. Le raja déchira de ses mains la chair des poulets cuits, des feuilles de bananier tenaient lieu d’assiettes et le riz était servi dans des cocos. Il y avait aussi quelques fruits. Une des filles du raja présentait à boire à chacun dans une cuillère faite d’un coco fixé à un manche. » L’ambiance fut fort agréable, particulièrement avec les femmes pour autant que nous ne parlions pas de tuer des crocodiles. Les villageois nous apportèrent des lézards, des poissons et diverses sortes d’insectes. Nous fûmes mis en garde sur le fait que nous risquions tous de mourir instantanément si nous prenions le risque de tuer un crocodile.


Aussi prîmes-nous la décision de nous rendre seuls dans les marécages d’autant plus qu’aucun Malais n’était décidé à nous accompagner. Nous eûmes à suivre un chemin assez difficile enjambant des rivières sur des ponts à trois mètres de la surface des eaux, mais simplement construits d’étroits troncs de cocotiers ou de palmiers longs d’une dizaine de mètres. Nous nous sentîmes plus rassurés de franchir ces obstacles à califourchon en avançant lentement sur les troncs plutôt que de les franchir debout en équilibre. Parfois nous devions marcher sur des sentiers étroits d’une quinzaine de centimètres surplombant les berges. Au moindre faux-pas, nous risquions de glisser et nous enfoncer à mi-cuisse dans une épaisse vase pleine de dangereux reptiles. Soudain en levant la tête et en regardant au-delà des branches des arbres, je pus apercevoir un crocodile étalé sur la berge opposée de la rivière à moins de quarante mètres de l’endroit où nous étions. Le monstre nous donnait l’impression de dormir, la moitié de son corps baignant dans la rivière, l’autre partie étant exposée au soleil sur la berge. Comme la moitié de son corps m’était exposée, j’ajustais un tir de carabine pour être certain de briser sa colonne vertébrale et le coup porta. Le crocodile tenta de retourner dans l’eau et contorsionnait son corps dans des convulsions violentes, mais sa force paraissait l’abandonner progressivement, l’eau étant rougie de son sang et il donnait l’impression de mourir lentement. Toutefois nous décidâmes d’en rester là et d’abandonner le monstre à cet endroit et attendre jusqu’au jour suivant afin de récupérer l’animal.


Aussitôt que nous arrivâmes au village, la princesse nous offrit une tige de bambou remplie d’eau de riz dans laquelle de la volaille avait été cuite. Le goût n’était pas trop mauvais, mais nous n’avions guère d’autre choix car il n’y avait aucun autre restaurant aux alentours. Les vieux du village mâchaient tranquillement leur bétel sous l’ombre de hauts arbres, d’autres tissaient des toiles de coton ou bien confectionnaient des coussambi (sortes de petites bougies) en prévision de la nuit, enfin d’autres fabriquaient de petits paniers et autres ouvrages de vanneries. Malgré tout, nous eûmes quelque peine à convaincre les villageois de venir nous aider pour tirer le reptile hors du marécage... même après avoir tué l’un de ces monstres sacrés et être revenus vivants de notre expédition. Nous les traitâmes tour à tour de couards et leur offrîmes quelque généreuse récompense.


Pour finir, une douzaine d’hommes accepta de nous accompagner en se munissant de solides cordages faits en fibres de palmiers afin de sortir le crocodile de l’eau. Quand nous arrivâmes sur le site où le crocodile gisait, nos accompagnateurs commencèrent à prier et aucun d’eux n’accepta de pénétrer dans l’eau pour attacher l’animal et le tirer hors du marécage. Lesueur dut aller le premier dans la rivière pour enlacer le cou de l’animal. Nos aides malais, avec beaucoup de réticence, acceptèrent enfin de tirer la corde à une distance d’une quinzaine de mètres, mais ils étaient si éloignés de l’animal que celui-ci ne parvenait pas à bouger et sortir de l’eau. »


Pour finir, Péron et Lesueur entreprirent une très inconfortable dissection du crocodile dans le marécage, détachant la peau, coupant les pattes et la queue. Les Malais restaient assis sur leurs talons au bord de la berge à une respectable distance pour observer le laborieux travail des naturalistes français. Certains prenaient des morceaux de chair blanche ou de graisse du crocodile avec de petits bâtons comme s’ils eussent peur de les toucher directement avec les doigts. Quand les naturalistes eurent dégagé l’ensemble du squelette et de la peau, un nouveau problème se posa pour le transport de ces éléments. Les Malais couraient en s’éloignant de nous à chaque fois que nous tentions de les approcher pour leur demander de nous aider à transporter les restes du crocodile.


Nous trouvâmes enfin une solution en coupant deux tiges de bambou longues de six mètres au milieu desquelles nous attachâmes les précieuses reliques du crocodile. Nos porteurs prirent précautionneusement les extrémités des bambous avec un grand dégoût et les portèrent sur leurs épaules. Le raja nous attendait et ordonna que l’on abandonne le fardeau sacrilège sous un arbre éloigné de la maison. « Le raja leur fit voir une longue auge creusée dans un tronc d’arbre et leur fit comprendre qu’ils devaient y entrer après s’être déshabillés. Hommes, femmes et enfants faisaient un cercle autour d’eux. Les deux jeunes gens durent se mettre debout tout nus dans l’auge, l’un après l’autre tandis que deux esclaves apportaient tour à tour de l’eau dans leurs paniers faits de feuilles de latanier et nous les versaient sur la tête une vingtaine de fois. » Pendant ce temps, un autre Malais n’osant pas toucher directement à leurs vêtements, se servait d’un long bambou, pour les porter à tremper dans le bassin d’une fontaine voisine. Lorsqu’ils furent suffisamment purifiés, le raja leur fit donner de grands pagnes du pays dont ils se vêtirent. »


Sur le chemin du retour, les morceaux de crocodile furent fixés et attachés sur le dos d’un cheval, tiré au bout d’une corde d’une vingtaine de mètres. Des habitants de Timor prévenaient à l’avance du cortège tous le gens rencontrés au bord de la route qui immédiatement se sauvaient pour aller se cacher derrière des arbustes alentours. Malheureusement, la peau du crocodile commençait à se décomposer et exhalait une odeur si intenable que le gouverneur décida de nous interdire de pénétrer à l’intérieur de la forteresse Concordia avec les pauvres reliques de notre crocodile.


Nous fûmes obligés de l’enterrer profondément dans le sol et de recouvrir l’excavation avec des pierres pour éviter que les chiens viennent le déterrer pour en manger les restes. Le gouverneur craignait également la réaction des Malais qui servaient dans la forteresse. Quand le squelette du crocodile arriva enfin en France, il fut attentivement examiné par les membres de l’académie des sciences et notamment par Cuvier qui déclara en 1808 que « ce rare squelette deviendra le sujet principal de mes descriptions scientifiques actuelles. »

Extrait de « Les Français et l’Indonésie », Bernard Dorléans, éd. Kailash

publié par Association France Timor Leste @ 12:49 AM, ,




L’île d’Atauro s’ouvre à l’éco-tourisme

Accueil 
 
dimanche 29 décembre 2013 
 

1 - Timor oriental : L’île d’Atauro s’ouvre à l’éco-tourisme 

 
www.voyagespourlaplanete.com
 
Par Anne-Cécile Bras
 
25 km de long, 9 km de large, Atauro est une petite île au large du Timor oriental avec une magnifique forêt tropicale et des coraux qui font la joie des plongeurs. Une richesse naturelle qui pourrait apporter des revenus aux communautés sans détériorer l’environnement . Un reportage de Pierre Lefèvre.

Pour en savoir plus : http://www.atauroisland.com/

publié par Association France Timor Leste @ 2:05 PM, ,




Tourisme littoral

http://thedevelopmentadvisor.com/timor-leste-coastal-tourism-development-locations/

publié par Association France Timor Leste @ 2:30 PM, ,




Corail - Expédition scientifique au Timor

http://www.youtube.com/watch?v=5BG_OFBPKjQ

publié par Association France Timor Leste @ 2:15 PM, ,




peskador.org



Le premier recensement des bateaux de pêche traditionnelle est en ligne sur le site (bilingue anglais/tetum): http://www.peskador.org/

publié par Association France Timor Leste @ 1:30 AM, ,




Le Timor parmi "10 pays inhabituels à visiter"





LienExtrait du blog : http://northbysouthwest.fr


Timor Oriental

Récolte au Timor Oriental

Récolte au Timor Oriental

Le Timor Oriental est sans doute un des pays les moins connus du monde, c’est également un des plus récents avec son indépendance qui remonte à 2002. Cette ancienne province de l’Indonésie est composé de la moitié est de l’île de Timor au nord de l’Australie. Ce fut le siège d’une terrible guerre d’indépendance pendant plusieurs décennies avec des dizaines de milliers de morts et le pays se remet petit à petit de cette période.

Il s’agit d’un pays très peu exploré avec une organisation encore très rurale et où le voyageur est en général très bien accueilli étant donné que le tourisme y est encore peu répandu.

Le Timor Oriental par Sugu

Le Timor Oriental par Sugu

Un bâteau de pêcheur au large de l'île Autaro

Un bâteau de pêcheur au large de l'île Autaro

publié par Association France Timor Leste @ 2:38 PM, ,




La Bouscarle de Mayr (Locustella timorensis)























La Bouscarle de Mayr (Locustella timorensis) a été collectée pour la première fois par Georg Stein en 1932 sur le mont Mutis, à l'ouest de l'île de Timor (partagée par l'Indonésie et le Timor-Leste), mais aucune observation certaine n'avait été faite depuis.
En septembre 2009, une population a été découverte sur l'île d'Alor, et en décembre de la même année, l'espèce a aussi été trouvée dans la partie orientale de Timor.
Colin R. Trainor, Philippe Verbelen et Serge Hoste ont publié en décembre 2011 dans la revue Bird Conservation International un article évoquant ces découvertes, mais aussi les résultats de leurs recherches dans les îles d'Atauro, de Pantar et de Wetar. Ils font aussi un point sur la taxonomie de l'espèce.
Nous remercions Philippe Verbelen et Colin Trainor pour leurs photos d'habitats, ainsi que James Eaton et Rob Hutchinson (BirdTour Asia) pour leurs clichés de la bouscarle


http://www.ornithomedia.com/magazine/mag_art570_1.htm
























publié par Association France Timor Leste @ 4:36 PM, ,




Sur la route Dili - Maubara

Taci-Tolo

Le lieu est emblématique, doublement marqué par l’évocation de la venue du Pape Jean Paul II en 1989 : une grande pancarte à l’endroit précis où a été prononcée une messe, et une statue et une chapelle sur la colline surplombant les trois lacs (taci tolo).











Tibar

Au virage commence la magnifique baie de Tibar (futur port maritime de Dili).

Pour l’instant il y a de la mangrove, de la pêche artisanale, un petit chantier naval, quelques bateaux à demeure ou en travaux. Parmi eux le ferry « Atauro Express » qui a fait la liaison Dili-Atauro avant que le Berlin-Nakhroma n’arrive de son chantier de Surabaya. Il a ainsi surtout servi au transport de marchandises.








Surplombant la baie, le resort « Tibar beach resort », avec une vue magnifique et des installations neuves, bien articulé avec l’environnement, très sympathique et accueillant.


Casa – Ulmera-Bazartete

La Casa de produçao audiovisual (CPA). Elle fut créée en 2002 et dirigée par le Père Ruedi Hofmann, jésuite, et a fonctionné comme centre de formation, de production, et de villégiature, sur une colline surplombant le village de Casa et la mer.








Suite au décès du Père Ruedi en 2008 et à la panne de la motopompe qui fait monter l’eau depuis la vallée, le centre est vide aujourd’hui ; gardiens protègent les installations contre les prédateurs.


Liquiçà

Liquiçà se modernise, deux boutiques bien colorées accueillent le visiteur à l’entrée du village.

Un complexe catholique relie une chapelle, l’église, des oratoires.


Séparé par la route et face à

l’église, le Uma fukun traditionnel.



Il y a aussi une mosquée, c’est le vendredi, une petite dizaine d’hommes et de femmes font la prière.









Sur la plage les ruines de l’ancienne zone de loisirs, datant de l’occupation indonésienne, poursuivent leur lente agonie.










Payer ses impôts pour développer le pays

C’est le thème d’une campagne d’information du Ministère des finances, avec de grands panneaux à l’entrée des villages.


Réserve naurelle

Avant l’arrivée à Maubara la lagune aux oiseaux propose un paysage de l’ère tertiaire avec des squelettes d’arbres et des cris d’oiseaux.







Maubara

A Maubara le lieu central est l’ancien fort portugais, où s’est installé un cluster de la coopération (portugaise) reliant la commercialisation d’artisanat, la pêche, la formation professionnelle, le tourisme responsable.



Mos Bele (nous pouvons)

Un très joli restaurant propose sa cuisine à toute heure : on a testé deux excellentes et originales spécialités locales - le poulet au maïs et la salade de papaye à la cannelle.





Mémoires

Le travail de mémoire est assumé par l’Etat mais aussi par les familles des combattants et des victimes de la guerre. Monument au bord de la route – « Felixberto Maria dos Santos, adjoint des Falintil, héros de la libération de la patrie », on sait qu’il est né à Lau-Hata le 16-08-1950, le lieu et la date de sa mort ne sont pas donnés.


publié par Association France Timor Leste @ 2:46 AM, ,




Le Timor Oriental lance sa première compagnie aérienne

AIR JOURNAL

Le Timor Oriental lance sa première compagnie aérienne

Le Timor Oriental, plus jeune Etat d’Asie (2002), a fêté lundi dernier la naissance de sa première compagnie aérienne. Timor Air relie désormais la capitale du petit Etat à Darwin en Australie, cinq fois par semaine.

Depuis lundi 25 juillet, le ciel d’Asie du Sud Est compte une nouvelle venue : Timor Air, compagnie aérienne du Timor Oriental. Cette dernière vole dorénavant du lundi au vendredi à destination de l’Australie. Les lundi, mardi et mercredi, le vol décolle de Darwin à 07h45 pour se poser à 08h55 à Dili d’où il repart à 09h35 (arrivée à 11h45). En fin de semaine, les départs ont lieu l’après-midi : à 15h30 d’Australie et à 17h20 du Timor Oriental.

La nouvelle compagnie a été fondée par un entrepreneur est-timorais qui a fuit son pays en 1975 lors de l’annexion par l’Indonésie, avant d’y revenir après la déclaration d’indépendance en 2002. Lors de la cérémonie de lancement, ce dernier a précisé qu’il emploierait uniquement des Est-Timorais.

Jusqu’à présent, seule la compagnie australienne régionale Airnorth, en partage de code avec Qantas et Singapore Airlines, desservait l’aéroport de Dili. (au départ de Darwin, note de FTL...)

publié par Association France Timor Leste @ 3:50 PM, ,




Petits chanteurs de Monaco en tournée au Timor



Dans le cadre de la coopération entre la principauté de Monaco et la République de Timor Leste qui s’est concrétisée depuis 2008, le groupe des "Petits Chanteurs de Monaco" s’est rendu à Timor du 9 au 11 juillet 2011 dans le cadre d’une grande tournée asiatique. Ils ont donné plusieurs représentations à Dili, Liquiça et Maubara, qui incluaient de nombreuses chansons du répertoire francophone. Ces concerts ont également été l’occasion d’échanges entre jeunes Monégasques et Timorais.

publié par Association France Timor Leste @ 2:23 PM, ,




Radio-amateurs : expédition au Timor

4W6A TIMOR-LESTE (EAST TIMOR) DXPEDITION (SEPTEMBER 16-26th, 2011)


Mercredi, 06 Juillet 2011 12:40

PRESS RELEASE NUMBER 4 – July 5th, 2011:

The 4W6A team welcomes Bernd Länger, VK2IA, as the seventh and final
member of the DXpedition. Bernd has joined the DXpedition in order to
help balance the requirement for CW operation.


He brings a wealth of DXpedition and contesting experience from Europe and the Asia-Pacific
area.
Also joining the team, although not in Timor-Leste itself, are Col McGowan, MM0NDX, and Kev Haworth, M0TNX. Col, who is the founder and editor of the DX World website [http://dx-world.net], has been
appointed as pilot while Kev will be the assistant QSL manager to TimM0URX.
Col will be responsible for providing feedback to the team on Atauro Island.

He may be contacted at dxer59@gmail.com

http://www.4w6a.com

publié par Association France Timor Leste @ 3:53 AM, ,




Spiritualité (2) - Les Frères Maristes

De la page du site officiel des Frères Maristes

Un regard vers le Timor oriental
Mission Mariste
Timor Oriental - 23/05/2011

Un regard vers le Timor oriental

Le Timor oriental est un des pays les plus jeunes du monde. C’est en 1999 que la population a voté en faveur de l’indépendance dans un référendum populaire. L’événement a été suivi d’une grande dévastation dans le pays, avec des villes brûlées et des milliers d’habitants de l’île morts. En 2002, grâce au soutien de l’ONU, le pays a enfin obtenu son indépendance. Ce processus a été suivi de près par le pape Jean-Paul II envers qui le peuple de cette île est très reconnaissant.

La population du pays est de 1,2 millions de personnes environ. La majorité (52%) est formée par les enfants et les jeunes de moins de 15 ans. Les indicateurs du pays montrent que le 42 % de la population vit en dessous du seuil de la pauvreté. L’économie de la plupart des familles se base sur l’agriculture de subsistance. Les personnes se disant catholiques représentent le 98 % de la population. Les langues officielles sont le portugais et le tétoum, mais les langues les plus parlées, parmi les 32 existantes, sont le tétoum et le bahasa-indonesia.

La mission mariste au Timor oriental a commencé en 2000, quand la Province de Melbourne a pris en charge l’Institut Catholique pour la Formation des Enseignants, dans la ville de Bacau. Aujourd’hui, les Frères Fons van Rooij, John Horgan et Tony Clark en collaboration avec des religieuses et des laïcs s’occupent de la formation de 150 nouveaux enseignants qui auront entre leurs mains la construction et le développement du pays. Les Frères ont créé aussi la Crèche Marcellin Champagnat qui s’occupe de 24 petits enfants.

L’infrastructure de Timor oriental est précaire. Pour parcourir les 120 km qui séparent Dili de Baucau il faut trois heures en voiture. Les villes de l’intérieur souffrent du manque d’énergie électrique. L’eau courante dans les maisons est un privilège de la capitale. Les services de santé et d’éducation sont faibles et insuffisants. La majorité de la population vit de ce qu’elle produit dans l’agriculture et autres petits négoces. La jeunesse n’a pas de grandes perspectives d’un avenir différent par rapport à sa situation actuelle. Il faut faire de grands progrès.

D’un autre côté, le potentiel des enfants et des jeunes est très grand. Il faut investir dans leur formation. Le peuple de Timor oriental est très intelligent, créatif et religieux. Le gouvernement veut miser sur l’éducation pour faire la différence. Le pays a de grandes possibilités touristiques qu’il faudrait développer. Son emplacement géographique est stratégique pour le commerce maritime. Il possède des ressources minières qui peuvent contribuer à financer son développement. Il faudra de gros investissements et une grande solidarité internationale pour aider le Timor oriental à se consolider comme pays.

Nous, Maristes, nous sommes en train de contribuer à cette mission, ce qui doit nous honorer. Nous sommes appelés à donner plus de nous-mêmes en faveur des enfants et des jeunes du Timor oriental. Le gouvernement du pays et l’Église locale nous demandent une plus grande collaboration. Cet appel doit toucher nos cœurs et nos esprits. Cela peut être une grande occasion de répondre plus fortement à l’appel du XXIe Chapitre général qui nous invite à « regarder le monde avec les yeux des enfants et des jeunes pauvres ».

_____________________
Fr. João C. do Prado
Directeur du Bureau de Mission

publié par Association France Timor Leste @ 3:18 AM, ,




Spiritualité

Lire l'article sur le site de la communauté de Taizé


Timor Oriental 2011

« Il nous faut traverser le présent »

Un des frères de Taizé a l’habitude d’aller en Timor Leste. Il y est retourné en mai 2011. Ici il partage ses réflexions sur cette visite :
JPEG - 18 ko

« Il y a une grande espérance pour le futur, mais maintenant, il nous faut traverser le présent », m’a dit un ami rencontré à mon arrivée à Dili.

« Une grande espérance pour le futur »… Je suis allé rendre visite à la commission diocésaine des jeunes de Dili. C’est un endroit tout petit, étroit, où on a l’impression que l’équipe est en train de camper. Mais Jessica, une des jeunes qui y travaille à plein temps m’accueille en disant avec beaucoup de conviction : bienvenue dans notre bureau, c’est simple mais plein de joie, d’espérance, d’amour. Il y avait tant de conviction dans sa voix qu’on ne pouvait que voir le lieu avec un regard plein d’admiration.

La même expérience en rencontrant les 190 jeunes du petit séminaire, le visage tout ouvert prêt à découvrir quelque chose de nouveau, dont ils savaient à peine ce que cela serait. Leurs animateurs m’ont laissé seul avec eux, sans traducteur, avec une DVD qui ne marchait pas…et ils ont continué à être ouverts, curieux et très présents à la prière….

JPEG - 15.1 ko

« Il nous faut maintenant traverser la situation présente ». Quand je suis venu l’an dernier, je trouvais que pour la première fois il y avait un changement, un long chemin parcouru. Depuis 3 ans, il n’y pas eu de violence et politiquement le pays est plus stable. En 2012 il y aura des élections et la campagne électorale comme le résultat des élections sera un test et une indication pour l’avenir du pays.

En 2010 des experts et des avocats venaient d’Australie discuter les questions de l’exploitation du pétrole dans la mer de Timor entre l’Australie et Timor Oriental. L’accord a prévu une répartition égale des revenus entre les deux pays. En octobre dernier les premiers revenus ont été versés.

Au plan tout à fait concret, le besoin le plus urgent semble être la formation à tous les niveaux. Il y a des décennies à rattraper et après 10 ans d’indépendance, beaucoup disent que tout avance très lentement. Pourtant des initiatives se prennent : « Teachers Training College » où l’enseignement serait en portugais (la langue officielle) et en anglais. Cela devrait permettre un enseignement qui développerait les qualités créatrices des étudiants. C’est comme si tout est là en puissance mais doit encore être éveillé.

Des initiatives encore plus à la base se font : la commission des jeunes de l’Eglise Catholique a donné des cours de base d’informatique indispensables pour trouver un travail. Les sœurs salésiennes ont ouvert une boulangerie pour que les jeunes qui étudient chez elles aient une profession qui leur permettra de gagner de quoi nourrir leur famille.

Pour tous ceux qui engagés dans ce combat, c’est vraiment un acte de foi. Cette confiance est admirable et contagieuse.


Visites en juillet 2010

JPEG - 18.2 ko

À Timor Est, l’atterrissage se fait sur la mer. La route qui va vers la ville passe le long de la baie. Chaque fois que je suis venu ici, je me disais : « Quel beau pays ! » Mais dès l’entrée en ville, il y avait toujours des traces de la guerre, des maisons abandonnées, des fenêtres sans vitres… Cette fois, il y a un changement pour le mieux : de nouveaux bâtiments, un éclairage public dans certaines rues, et il n’y a plus de tentes avec des réfugiés, toutes les personnes déplacées ont regagné leur lieu d’origine.

Les commissions des jeunes des trois diocèses de Dili, Baucau et Maliana avaient préparé pour moi un beau programme. Ils avaient invité des délégués de chaque paroisse. Il y avait souvent une journée avec la Lettre de Chine et quelques heures sur « comment préparer une prière méditative ».

JPEG - 16.5 ko

Les jeunes qui ont participé à la rencontre de Manille ont fait un très beau partage de leurs expériences. C’était la première fois qu’ils étaient sortis du pays, et ils avaient découvert mille choses. Ils réalisent aussi qu’ils ont quelque chose à offrir aux jeunes des autres pays. La semaine passée en dehors de Manille les avait beaucoup impressionnés, surtout ceux qui viennent des régions tribales.

À part ces rencontres diocésaines, il y a eu une demi-journée avec les postulants et novices de différentes communautés religieuses.

JPEG - 19.9 ko

Quel chemin depuis ma première visite en 1991 ! Les jeunes sont très motivés et beaucoup montrent une grande maturité, mélange de réserve et d’une conscience très claire de leur identité de Timorais. On constatait une grande différence de comportement et de manière de s’exprimer par rapport à d’autres pays d’Asie.

Le dimanche les églises débordent. Les jeunes savent le rôle que l’Église a essayé de jouer pour un retour à la démocratie et combien elle a été solidaire avec le peuple.

Les trois évêques insistent sur l’importance de la prière. On se rend compte que les blessures du passé sont là. Un jeune jésuite me disait que des violences continuent à éclater, que ce soit dans la société ou dans les familles. Je lui ai demandé comment réagissaient les plus jeunes. Il m’a dit que le problème vient des parents qui transmettent un esprit de vengeance à leurs enfants, et que c’est à sa génération de trouver le chemin étroit entre « ne pas oublier » et pardonner.


Vulnérables et forts

Visites en 2009

C’était la première fois qu’une retraite était proposée aux jeunes du diocèse de Dili. Les Sœurs du Sacré-Cœur ont offert l’hospitalité dans leur maison située dans le village montagneux de Bazartete. La maison abrite un jardin d’enfants, mais pour ce week-end elle était devenue un lieu de silence.

La Commission des jeunes avait invité chaque paroisse du diocèse de Dili à envoyer deux jeunes et 45 sont venus. La lettre du Kenya était au cœur de la réflexion. Afin de favoriser la participation des jeunes, on leur a demandé de faire des posters pour illustrer les questions posées : « A quelles sources puisons-nous la vie, et qu’est-ce qui nous aide à désensabler ces sources ? »

Le dimanche après-midi tous les jeunes sont descendus à Dili pour une prière ouverte à tous, en particulier à ceux qui n’avaient pas pu venir à Bazartete. Des problèmes nous attendaient : le lieu prévu pour la prière était soudain occupé par une autre activité, et une pluie torrentielle a provoqué une coupure de courant. Malgré cela, il fut possible de prier avec plusieurs centaines de jeunes.

À Venilale, dans le diocèse de Baucau, un autre défi nous attendait. Plusieurs centaines de jeunes de 10 à 25 ans étaient venus non seulement de la paroisse et des écoles salésiennes, mais aussi de Fatumaca tout proche. Il n’y avait pas assez de feuilles avec le texte de la « Lettre du Kenya » et les chants pour la prière. La tranche d’âge des participants pouvait faire craindre que la « Lettre du Kenya » ne soit pas comprise par tous. Bien au contraire, le nombre de témoignages était impressionnant et il a fallu s’interrompre pour aller à la prière.

En 2007 la paroisse de Venilale avait été le théâtre de beaucoup de violences. Au début de la rencontre, le jeune curé de la paroisse a dit combien la réconciliation était urgente. En 2007, même des enfants avaient pris part aux violences. Après la lecture du premier chapitre de la Lettre, les jeunes ont échangé en petits groupes. Ensuite, un des aumôniers a suggéré que quelques-uns disent à tous ce dont ils avaient discuté. Quelle surprise de voir tant de doigts se lever pour demander la parole !

Voici comment un des animateurs résume la rencontre

Votre visite au Timor oriental est venue après plusieurs années très difficiles en raison de la violence et de l’instabilité politique. Elle confirme qu’il y a de l’espoir pour ce pays parce que, au cours de la rencontre et des prières, nos jeunes se sont révélés « bonne terre » où de bonnes choses et des projets pourront être plantés. Nous avons une grande responsabilité et nous sommes heureux de pouvoir compter sur votre solidarité, votre soutien et votre prière pour continuer à tenter de construire ce pays vulnérable et tant aimé… Tout ce que nous avons préparé s’est très bien déroulé, en douceur. C’est aussi un signe important, car si souvent ici, nous avons le sentiment que même un tout petit pas demande tant d’énergie et de confiance… Votre semaine a été dans ce sens très facile et joyeuse… Merci d’avoir partagé cette authentique espérance et d’avoir marché avec nous pour cette partie du pèlerinage de confiance.

publié par Association France Timor Leste @ 4:15 PM, ,




Festival de pêche de Com - inscriptions ouvertes


Timor Leste Blue Water Fishing

publié par Association France Timor Leste @ 5:47 AM, ,